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 Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.

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lulu

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MessageSujet: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:22

LES FEMMES
Dans les Contes de Perrault et
les illustrations de G.Doré




La femme a souvent eu une image assez négative. Elle a très souvent été inférieureà l’homme. L’Histoire nous le prouve bien, à commencer par Eve qui a commis lepêché en mangeant le fruit interdit. Dans les Contes de Perrault plus de la moitié des contes ont pour héroïnes des femmes (: Griselidis, Peau d’âne, La Belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, Les fées, Cendrillon). Ce qui montre qu’elles ont une importance. Mais cela se rapporte également au fait que les Contes leur sont destinés. Les femmes sont présentes sous différents âges (jeune fille, femme mariée ou grand-mère), sous diverses nature (humaine ou ogresse) et sous divers statut social (paysanne ou noble). Leur image dans les Contes est à nuancer : tantôt négative tantôt positive, Perrault nous montre toutes les facettes de la femme afin de nous enseigner des valeurs. En revanche la vision de Gustave Doré dans les illustrations est nettement plus négative.


I) Une image négative des femmes dans les Contes

Etre une femme est un statut peu enviable dan les Contes. Elles sont très souvent vus comme faibles : sans les hommes ou les marraines, les femmes ne sont rien. En effet elles ont beaucoup de défauts, qui sont pour certains
des marques de faiblesse. De plus la vision négative des hommes au sein même des Contes n’arrange pas leur situation.

a) Principaux défauts

Elles sont souvent curieuses, ce qui leur vaut d’ailleurs d’être punies à plusieurs reprises. La femme de Barbe Bleue a risqué la mort à cause de cette indiscrétion : elle a ouvert le cabinet secret alors qu’on lui avait formellement interdit. Mais ce trait de caractère semble être commun à toutes les femmes vu que les précédentes femmes de Barbe Bleue ont été tuées à cause de ce défaut : “La curiosité malgré tous ses attraits,coûte souvent bien des regrets;on en voit tous les jours mille exemples paraître. C'est , n'en déplaise au sexe, un plaisir bien léger;dès qu'on le prend il cesse d'être,et toujours il coûte trop cher.” La curiosité est donc montrée par Perrault comme un défaut mais on peut se demander si ce n'est pas un peu une qualité.En effet, si la femme de Barbe Bleue n'avait pas ouvert le cabinet elle n'aurait jamais découvert le vrai visage de son mari,sa curiosité a permi de lever les non-dits. Nous retrouvons aussi le défaut de curiosité chez la Belle au Bois Dormant qui se pique avec la quenouille en voulant essayer par l'objet.Curiosité qui fait son malheur.

Elles sont parfois égoïstes. Par exemple les demi-sœurs de Cendrillon ne pensent qu’à elles ; lors de la préparation pour le bal, elles ne parlent que d’elles et de leurs robes. Elles rapportent toujours la conversation à elles.

Les femmes sont aussi futiles, superficielles. Certaines femmes ne sont connues que pour leur beauté. A part ça on ne nous présente rien de bien intéressant sur leur personnalité. Par exemple la Belle au bois dormant n’est connue que pour une caractéristique physique (sa beauté).

La gente féminine est également vu comme impatiente. En effet dans La Belle au bois dormant, celle-ci déclare au Prince : « vous vous êtes bien fait attendre ». Ce sont les premières paroles qu’elle lui adresse. Elle a dormi cent ans et la première chose à laquelle elle pense est ceci.

Enfin elles sont cupides : elles sont attirées par l’argent et sont prêtes à tout pour être riche. Dans Barbe Bleue, la fille de la voisine se marie avec « lui » à cause de son argent. Ainsi, la jeune fille au départ se montre assez effrayée par l'apparence de son futur mari mais change bien vite de point de vue lorsqu'elle découvre avec ses amies les richesses que celui-ci possède. En effet, [elle]''commença à trouver que le maître du logis n'avait plus la barbe si bleue, et que c'était un fort honnête homme.'' Elle n’est même plus effrayée par sa barbe, qui terrorise pourtant tout le monde. C’est sa richesse qui l’attire. Elle est prête à mettre de côté la peur qu’il inspire
pour devenir sa femme et posséder elle aussi sa richesse.


b) Marques de faiblesse

La première marque de faiblesse que l’on peut noter est la naïveté. Elles sont candides et un peu « niaises ». Elles ne réfléchissent pas assez et n’ont pas conscience des dangers qui les guettent. Prenons l’exemple du Petit Chaperon Rouge : elle indique son chemin à un inconnu sans se méfier de lui. Elle ne se doute à aucun moment de ce qui va lui arriver. Aussi, l’ogresse dans le Petit Poucet fait confiance naïvement à l’enfant en lui confiant sa richesse.

La femme est la plupart du temps soumise à l’autorité des hommes, impuissante voire domestiquée. Lorsqu’elle dispose d’un quelconque pouvoir, cela témoigne en général d’un déséquilibre. Par exemple la belle-mère de Cendrillon fait la loi chez elle mais le narrateur précise bien que le gentilhomme est faible. Griselidis est l’exemple le plus flagrant de soumission féminine. Elle accepte tout de son mari sans rien dire.

Enfin la femme est souvent humiliée volontairement ou involontairement. En effet elle est régulièrement sujette à des moqueries. Si Cendrillon est rabaissée, c’est parce que sa belle-mère l’a décidé. En effet, elle est obligée d'effectuer les pires taches ménagères et est considérée comme une servante. En revanche Fanchon (Les souhaits ridicules) se retrouve avec une aune de boudin au nez sans que personne ne l’ait réellement voulu.

c) Vision de hommes

L’homme le plus misogyne est le Prince (Griselidis). D’après lui les femmes sont toutes hypocrites, infidèles, orgueilleuses, cupides : « Tant qu’elles sont au sein de leurs familles/Ce n’est que vertu, que bonté/ Que pudeur, que sincérité/Mais sitôt que le mariage/Au déguisement a mis fin/Et qu’ayant fixé leur destin/Il n’importe plus d’être sage/Elles quittent leur personnage ». Pour lui les femmes doivent être soumises aux hommes.


NB : Dans les Contes, plus les femmes sont âgées, plus elles donnent l’impression d’être sages mais sont en fait manipulatrices et jalouses. La mère de Peau d’âne par exemple est très jalouse : sur son lit de mort, elle demande à son mari d’épouser une femme seulement plus belle qu’elle. La belle-mère de Cendrillon est également très jalouse des qualités de sa belle-fille et se venge en lui faisant faire toutes les corvées de la maison.


II/ Une image positive de la femme dans les contes de Perrault

Perrault ne fait pas qu’un portrait négatif de la femme dans ses contes. Au contraire, il met également en relief certaines qualités féminines et montre que grâce à ces qualités, les femmes peuvent triompher. Cependant, certaines qualités restent à nuancer…

a) Les qualités

Tout d’abord, les femmes sont sages. En effet, elles savent faire attention à la beauté intérieure plutôt qu’aux apparences comme nous le montrent le conte Riquet à la houppe, dans lequel la princesse accepte d’épouser Riquet malgré sa laideur ; ou encore le conte Les Fées dans lequel la jeune fille accepte d’aider la femme, même si elle est vieille et laide.

Elles sont également rusées. Elles savent mettre au point des stratégies pour parvenir à leurs fins. C’est le cas de Peau d’Ane par exemple, qui met sa bague dans la tarte pour que le prince la retrouve.

Si pour certains hommes les femmes sont hypocrites, en réalité elles sont vraies et sincères. Grisélidis est l’exemple même de la sincérité et de l’honnêteté, cependant le Prince la croit fausse et lui fait vivre les pires atrocités.

Ensuite, il y a le travail. Si dans la première partie nous avons décrit la soumission comme une marque de faiblesse de la femme, le travail peut néanmoins être classé parmi les qualités car bien que travailleuses, les femmes ne sont pas résignées. Cendrillon en est l’exemple même. Elle travaille dur pour sa belle-mère et ses demi-sœurs mais garde espoir. De plus il ne faut pas oublier qu’à l’époque de Perrault, une femme qui travaille est une bonne femme. Travailler est une qualité.

Perrault nous montre que les femmes sont battantes. Elles agissent et se battent pour arriver à leurs fins. Elles ne renoncent jamais, malgré la difficulté et l’horreur des situations parfois. Et ceci les place en position de force.

b) Des qualités qui leur permettent de triompher

Grâce à leur sagesse, les femmes sont récompensées. La princesse épousant Riquet deviendra intelligente. La jeune fille aidant la vieille femme aura le pouvoir de cracher des diamants et des perles, alors que sa sœur n’ayant pas voulu aider crachera des crapauds et couleuvres…

Ces jeunes filles délaissées au départ, seront ainsi écoutées et admirées, tout ceci grâce à leur bonté.

Grâce à la ruse, Peau d’âne parvient à ses fins. Grâce à la bague, le prince va la retrouver et finalement l’épouser, ce que désirait Peau d’âne.
Elle a, grâce à sa ruse, réussit à obtenir le mariage qu’elle voulait et ne doit plus avoir à se cacher de son père.

Grâce à sa sincérité de tout instant, Grisélidis va finalement triompher car le roi va se rendre compte de ses erreurs et essayer de les réparer.

Grâce au travail, la femme se pose comme quelqu’un de forte. Finalement c’est elle qui a le pouvoir. En travaillant pour sa belle-mère, Cendrillon paraît faible, pourtant c’est elle qui a le pouvoir car c’est elle qui agit. La belle mère ne sait rien faire et devient faible car sans Cendrillon, elle n’a plus rien. Cendrillon triomphe sur sa belle-mère.
C’est la dialectique du maître et de l’esclave d’Hegel.

En étant battantes, les femmes ont ainsi le pouvoir sur les hommes qui, eux, n’ont pas à se battre pour avoir ce qu’ils veulent. Dans chacun des contes, aucun homme ne se bat, tous sont passifs. Le Roi dans Grisélidis se perd dans la forêt et doit se faire raccompagner par Grisélidis, Peau d’âne doit mettre une bague dans sa tarte pour que le prince la retrouve, dans La Belle au bois dormant la forêt s’écarte devant le prince qui n’a plus qu’à avancer…


Finalement, grâce à leurs qualités et à leur force, les femmes triomphent sur les hommes.

c) Des qualités à nuancer

Cependant, si les femmes dans les contes de Perrault possèdent certaines qualités indiscutables, d’autres sont à nuancer…

Dans plusieurs contes de Perrault, les femmes font preuve d’une patience et d’une docilité à toute épreuve. Le plus bel exemple est celui de Grisélidis qui se montre très patiente et ne se plaint jamais. Son mari a tout pouvoir sur elle. Elle accepte qu’il lui fasse subir les pires choses. Perrault semble fier de Grisélidis qu’il qualifie de « modèle de patience » et qui selon lui « serait partout une chose étonnante » (lettre à Mademoiselle…). Mais lorsque l’on voit le sort de cette pauvre Grisélidis, on est en droit de se demander si sa patience est réellement une qualité…

Les femmes sont également décrites comme généreuses, gentilles et jamais
rancunières. Mais s’agit-il vraiment de qualités ?

Observons le cas de Cendrillon : ces deux demi-sœurs lui font vivre un cauchemar. Ces filles sont atroces. Et pourtant Cendrillon ne leur en veut pas. Elle accepte son sort et ne se plaint pas. Est ce une qualité ?
Etre gentille est une bonne chose, mais il ne faut pas trop l’être car après on se sert de vous, comme le font les sœurs de Cendrillon.

Enfin, se pose la question de la beauté des femmes chez Perrault. Dans les contes, toutes les héroïnes sont des femmes belles, voire très belles. La seule femme laide est l’une des deux princesses dans le conte Riquet à la houppe, mais sa laideur est compensée par l’intelligence, de plus ce personnage n’est pas le personnage principal du conte.
La beauté est-elle vraiment une qualité ? Si ces femmes n’avaient pas été
belles, auraient-elles été héroïnes des contes ? Leur beauté ne les rend-elle pas superficielles ?


Dernière édition par le Mar 17 Avr - 21:42, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:23

III) Moralités dans les Contes

a) Représentation manichéenne

Perrault, dans ses contes, nous offre une vision manichéenne de ses personnages. Les bons et les méchants sont clairement opposés. Les personnages bons sont toujours très bons, très vertueux, et les méchants sont toujours très méchants, très violents. Ils sont toujours caractérisés à l’extrême. (« Tout noir ou tout blanc »)

Lorsqu’une femme fait preuve de patience, il s’agit d’une patience excessive. En effet, lorsque Griselidis se montre patiente envers son mari, elle le fait par « acceptation de la volonté de Dieu » et de sa fidélité amoureuse : « Pour m’éprouver mon époux me tourmente/Et je vois bien qu’il ne me fait souffrir/Qu’afin de réveiller ma vertu languissante/[Et] exercer ma constance et ma foi. » La vertu est poussée à l ‘extrême. Ici encore, la femme fait preuve de bonté, de douceur, de profonde sagesse.

A l’inverse lorsqu’un personnage incarne le mal, c’est une méchanceté exagérée. En effet si on prend l’exemple des demi-sœurs de Cendrillon, on s’aperçoit que leur égoïsme est excessif Il y a une opposition incontestable entre la méchanceté des sœurs et la soumission, la bonté de Cendrillon. Les sœurs dorment dans le luxe, elles ont la belle-vie et délèguent les tâches embarrassantes à Cendrillon. Celle-ci doit même vivre dans les cendres. De plus les sœurs sont très moqueuses.

Si Perrault les représente ainsi, c’est parce qu’il souhaite véhiculer aux femmes un enseignement moral.

b) Didactique

En effet ces contes ont une réelle fonction didactique.Ils sont avant tout destinés aux femmes du XVIIe.

En plaçant les femmes au centre de ces intrigues, Perrault souhaite leur montrer ce qui est bon ou mauvais, les prévenir du danger, les avertir et leur apprendre à se méfier. Ainsi, lorsqu’il rédige « Le Petit Chaperon Rouge » il souhaite montrer combien l’éducation des jeunes filles est importante. Le Petit Chaperon Rouge n’a pas été averti du danger, et se laisse manipuler naïvement.

Ce conte s’adresse à la fois aux jeunes filles, mais aussi aux mères et grands-mères, responsables de l’éducation des enfants. La morale nous l’indique : « On voit ici que de jeunes enfants/Surtout de jeunes filles/Belles,
bien faites, et gentilles/ Font très mal d’écouter toute sorte de gens. »

Aussi la « Barbe bleue » montre les méfaits de la curiosité du « beau sexe. » La morale nous prévient : « La curiosité malgré tous ses attraits/Coûte souvent bien des regrets/On en voit tous les jours bien des exemples paraître. »

La morale des « Fées » montre l’importance de l’honnêteté chez les femmes. On leur fait comprendre que l’honnêteté finie toujours par payer : « L’honnêteté coûte des soins/ Et veut un peu de complaisance/ Mais tôt ou tard elle a sa récompense/ Et souvent dans le temps qu’on y pense le moins. »

Enfin dans « Riquet à la houppe » Perrault montre aux femmes combien il est important de ne pas se fier aux apparences, mais plutôt de s’intéresser à la beauté intérieure : « Tout est beau dans ce que l’on aime/ Tout ce que l’on aime a de l’esprit. »


IV) Les femmes dans les illustrations de Gustave Doré

a) Généralités

On peut tout d’abord noter que dans les gravures de Gustave Doré, les femmes sont le plus souvent identiques : elles ont toutes les cheveux bouclés et un nez **. Elles paraissent toutes angéliques. De plus les femmes laides sont absentes dans les illustrations. Gustave Doré les montre alors comme superficielles : seul leur beauté importe. Ainsi les femmes n’existeraient qu’à travers une apparence – et uniquement à travers cela.

Elles ont très souvent la tête baissée, ce qui les montre comme victimes et faibles. Elles semblent également tristes et sont très souvent dans la solitude (par exemple illustrations p 145 - Peau d’âne- et p266 - Cendrillon-). On les voit également dans des contextes très menaçants, ce qui renforce leur faiblesse.

Ainsi Gustave Doré donne une image très péjorative des femmes dans ses illustrations. En effet leur intégrité est négligée. Elles sont toujours montrées comme victimes donc comme étant faibles. La femme est donc pour lui inferieure : elle n’est pas intéressante.

b) Etude et analyse d’une illustration : Peau d’âne (p139)

L’ambiance de l’illustration est très sombre, austère et menaçante.

On peut noter un contraste entre Peau d’âne et le décor qui l’entoure. Il est menaçant alors qu’elle semble menacée. Il y a une opposition entre la nature abandonnée et la richesse / entretien de Peau d’âne.


Peau d’âne / Le décor
Petite/ écrasant
dissimulée- envahie /envahissant
Semble perdue / lourd
Richesse / nature abandonnée
Beauté / luxuriance
Menacée / nuit --> sombre --> menaçant
Pas au centre


--> Le fait qu’elle soit petite et seule dans l’obscurité, et qu’elle ne soit pas au centre, lui donne une place secondaire. Elle parait faible et superficielle (trop belle). Il y a un décalage.

De plus on peut noter une ligne centrale verticale : le château - le vase - Peau d’âne. La menace du vase ramène à la menace du château (le désir incestueux du père). Le vase est en fait un lien, un prétexte.

Ces éléments de menace inspirent la peur chez celui qui voit l’illustration.


c) Etude et analyse d’une illustration : La belle au bois dormant (frontispice
p179)


Dans cette illustration, c’est le prince qui parait être le héros. Il se pose en délivreur de la Belle avec la position de son corps (ses mains sont tendues vers l’avant).

La Belle semble comme son nom l’indique être très belle.

Elle devrait être endormie mais sa position nous fait comprendre le contraire : son bras disposé sur sa tête laisse entendre qu’elle s’est préparé pour l’arrivée du Prince et qu’elle n’est donc pas totalement endormie. Le fait
qu’elle ne paraisse pas totalement endormie met en évidence un côté hypocrite de la femme en général. En effet elle est capable de mentir pour avoir ce qu’elle veut (un baiser du Prince). De plus elle semble très soignée. Elle a dormi cent ans mais elle ne porte aucune marque du temps : que ce soit son corps mais aussi ses habits. Elle est impeccable. Peut être s’est-elle préparée avant l’arrivée du Prince ? Cette idée semble folle mais elle se pose quand même en regardant la Belle.

Nous avons également l’impression qu’elle est très impatiente que le Prince l’embrasse. Ceci rejoint le raisonnement précédent. Elle paraît détendue, mais très entreprenante vis-à-vis de lui (position).

De plus il y a ici encore un contraste entre le décor et elle. L’endroit où elle est, semble envahissant. La luxuriance de la nature et la lourdeur du décor (énorme lit et énorme cheminée en pierre) contraste avec la légèreté de la Belle. Sa beauté est mise en valeur avec la lumière qui arrive vers elle. Elle prend soin d’elle, ce qui l'oppose à la nature qui est abandonnée et envahissante.

Dans cette illustration, la femme a donc une image très négative. Elle paraît superficielle, hypocrite et impatiente.


Conclusion :


L’image
de la femme est donc contrastée dans les Contes.
Perrault veut nous enseigner des valeurs importantes. Il se sert de ces
personnages pour avertir les lecteurs en général des dangers de tels comportements.
L’enjeu est donc moralisateur. Toutefois chez Doré, la vision des femmes est radicalement
plus péjorative. Il ne fait ressortir que les défauts. Est-ce là la vision que
se fait Gustave Doré des femmes ? Ou est-ce plus globalement la vision que
l’on a des femmes à l’époque ?

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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:36

Merci pour cet exposé! Vous mettez bien en relief les différentes traits de caractère des femmes, c'est complet, mais j'attends la fin!
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:41

J'ai la suite ! je fais un petit copier/coller en réponse ou on attend que lulu édite son message ? Smile
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:44

Ben ... euh, je sais pas trop. Normalement, comme j'ai un statut de modérateur, je suis censé pouvoir éditer les messages des gens, mais je sais toujours pas comment faire... Ludovic m'a dit qu'il y avait des petits carrés en bas des pages pour le faire, mais je les vois pas, moi, les p'tits carrés...
Tout ça pour dire que je sais pas, parce que ce serait ballo si l'exposé était tout morcelé, non?
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:46

Oui c'est sûr !
Lulu a dit qu'elle allait le faire, je la connais elle ne devrait pas trainer !Smile
Donc on va attendre, vous pouvez patienter un piti peu nan ? ^^

Et puis on va te laisser le temps de bien maitriser ton statut de modératueur ! ^^
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 20:51

ça y est c'est fini !

par contre j'ai pas pu tout mettre dans 1 seul message (trop long) !
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mar 17 Avr - 21:02

Merciiii! Je vais lire tout ça!
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   Mer 18 Avr - 14:03

C'est génial Shocked !!

Merci beaucoup pour l'avoir miiiis !!
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MessageSujet: Re: Exposé: Les femmes dans les Contes et les ilustrations.   

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